Le français est une langue parlée dans de nombreux pays. Cela a donné naissance à différents dialectes français, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres langues. Vous devez donc réfléchir au dialecte que vous souhaitez apprendre et parler, en fonction de vos besoins, de votre mode de vie et de vos objectifs.
Votre entreprise vous relocalise‑t‑elle dans un pays francophone ? Souhaitez‑vous développer votre activité sur des marchés francophones ? Venez‑vous de terminer vos études et cherchez‑vous des opportunités dans la ville de l’amour ? Voyagez‑vous régulièrement pour affaires au Québec ? Ou allez‑vous vous y installer avec toute votre famille, simplement pour le plaisir ?
Il existe des milliers de bonnes raisons de vouloir apprendre le français. C’est formidable ! Apprendre une deuxième langue vous apportera une multitude de bénéfices, tant sur le plan personnel que professionnel. Mais avez‑vous déjà pris le temps de réfléchir au type de français que vous voulez apprendre ? Voilà une excellente question !
Le dialecte québécois
Beaucoup de gens connaissent le Canada comme un pays anglophone. Mais il faut savoir que le français est également langue officielle dans certaines régions du Canada. Le Québec en fait partie. Le dialecte français parlé au Québec s’appelle le québécois, même si les personnes qui ne sont pas canadiennes l’appellent aussi « français canadien ».
Le québécois comporte davantage de sons vocaliques – plus précisément 15 – que le français parlé en France. Cela entraîne la présence de plus de diphtongues. Certains mots sonnent donc très différemment de ceux des autres variétés de français.
Comme on peut s’y attendre, le français parlé au Québec est fortement influencé par l’anglais. On y trouve beaucoup de mots d’origine anglaise. Par exemple : « joke » ou « canceler » (qui vient de « cancel »). C’est un point très important à garder à l’esprit, car une partie du vocabulaire change lorsque vous parlez québécois.
Si vous souhaitez adopter un accent québécois, nous vous recommandons d’ouvrir davantage la bouche : la prononciation n’est pas « fermée », bien au contraire.
Le français métropolitain
On l’appelle aussi le français standard, c’est‑à‑dire celui que vous avez le plus de chances d’apprendre à l’école. Si vous prévoyez d’apprendre ce type de français, vous trouverez donc plus facilement une école ou un professeur qui l’enseigne.
C’est aussi le français parlé à Paris et dans d’autres régions de France. C’est pourquoi on l’appelle parfois le « français parisien ». Cela vous donne un avantage lorsque vous voyagez là‑bas : vous rencontrerez de nombreuses personnes qui parlent avec cet accent, et pourrez donc vous entraîner avec elles. Après tout, plus un dialecte est parlé, plus vous avez d’occasions de le pratiquer.
Comme pour de nombreuses langues, le français métropolitain a évolué au fil du temps. On appelle l’ancien français parisien « le titi parisien ». Même si vous pouvez encore l’entendre dans certains vieux films, il n’est plus utilisé aujourd’hui. Il a évolué vers ce que nous connaissons désormais comme le français parisien ou métropolitain.
Ce que vous devez savoir sur cet accent, c’est que de nombreux sons deviennent plus courts, car les locuteurs parlent vite. Cela peut rendre la compréhension un peu difficile au début. Avec du travail, votre oreille s’y habituera.
Vous le remarquerez notamment dans les voyelles. Il y a moins de sons vocaliques ou de diphtongues qu’en québécois. En français parisien, les voyelles sont plus fermées.
Vous le remarquerez aussi dans le son « r », qui est plutôt serré, plus « fermé ».
Le marseillais
C’est le français parlé à Marseille, dans le sud de la France.
Une des différences avec les autres variétés de français, surtout le français parisien, concerne la lettre « e » en fin de mot. Les locuteurs marseillais prononcent et accentuent le « e » final, alors que ce n’est généralement pas le cas dans d’autres dialectes.
Dans la même logique, ils mettent aussi l’accent sur le son « ing ». Pour les mots contenant « in », ils prononcent plutôt « ing ». Par exemple, « machin » devient « maching ».
Ils utilisent également un son « tch » particulier. Par exemple, « ticket » se prononce « tchiket ».
Mais ce qui caractérise tout particulièrement ce dialecte, c’est le rythme. Il est très unique, et les locuteurs marseillais ont tendance à parler très vite.
Le français algérien
Les langues officielles de l’Algérie sont l’arabe et le berbère. Mais certaines personnes parlent aussi français, même s’il n’est pas courant de l’utiliser en permanence dans la vie quotidienne.
Le français algérien est très présent dans les médias. Il existe de nombreuses émissions de télévision en français.
De plus, le français fait partie de la vie scolaire : il y est enseigné comme langue seconde dès l’école primaire. Certaines universités proposent même des cursus entièrement en français. Ainsi, même si quelqu’un ne souhaite pas parler tout le temps en français, il connaît souvent la langue.
L’un des traits les plus caractéristiques du français algérien est le « r », qui est roulé et sonne plus fort.
Le français suisse
En Suisse, certaines régions parlent allemand et d’autres parlent français. Aucune de ces langues n’est « meilleure » que l’autre ; elles ont la même importance. Le français suisse a ses propres mots et expressions, parfois incompréhensibles même pour des francophones d’autres pays.
Par exemple : « faire la pote » signifie être de mauvaise humeur. « Faire un clopet » veut dire faire une sieste. « Natel » est le mot utilisé pour parler du téléphone portable. « Services » désigne les couverts. Voilà pourquoi, si vous déménagez ou voyagez dans la partie francophone de la Suisse, il est utile de connaître le français suisse.
Certains mots français y ont également un autre sens que dans d’autres pays francophones, ce qui peut prêter à confusion. Par exemple : en Suisse, « déjeuner » signifie le petit‑déjeuner, alors qu’en France, il s’agit du repas de midi.
Comme l’allemand est une autre langue officielle de la Suisse, il n’est pas surprenant que des mots d’allemand suisse se retrouvent dans le français suisse. Par exemple « Poutzer », qui signifie nettoyer, ou « action », qui signifie promotion ou soldes.
Vous constaterez aussi que les nombres sont plus faciles en français suisse. En français standard, les nombres sont difficiles à apprendre, en particulier après soixante, car ce sont des nombres composés : soixante‑dix, quatre‑vingts, etc. En français suisse, les nombres ont des mots simples : soixante‑dix est « septante », quatre‑vingts est « huitante », et ainsi de suite.
Il faut également savoir que le français suisse est parlé plus lentement que le français standard.
Il existe aussi des différences dans les sons vocaliques, ce qui fait que certains mots se prononcent différemment en français suisse. Par exemple, « mettre » et « maître » se prononcent de la même façon en français standard, mais pas en français suisse.
Le français belge
La Belgique a trois langues officielles : l’allemand, le néerlandais et le français. Le français parlé en Belgique n’est pas très différent de celui de Paris, mais il présente tout de même certaines particularités.
La Belgique a son propre vocabulaire et ses expressions, qui diffèrent de ceux des autres pays francophones. Par exemple, en Belgique, on dit « faire la file » pour « faire la queue ». Le téléphone portable s’appelle « GSM ».
Comme en français suisse, le français belge a ses propres mots pour les nombres. Soixante‑dix est « septante », quatre‑vingts est « octante » et quatre‑vingt‑dix est « nonante ». Ils sont plus simples à apprendre que les formes du français standard.
Une autre différence concerne la façon de prononcer « Bruxelles ». Au lieu de « Bruxelles » [brüksɛl], certains locuteurs vont dire « Brusselles », avec une sonorité plus douce.
Comment choisir votre dialecte de français
D’accord, mais avec tous ces accents et dialectes français, comment savoir lequel apprendre ? Faut‑il choisir son préféré ? Faut‑il s’inscrire dans la première école de français venue et laisser le hasard décider du dialecte enseigné ?
Pas de panique, nous avons quelques conseils pour vous aider à choisir. Il n’y a pas de mauvais choix, seulement celui qui vous convient le mieux.
Le travail
Demandez‑vous d’abord si vous apprenez le français pour le travail. Ce ne serait pas étonnant. Le français est une langue très populaire, parlée dans de nombreux pays, par des locuteurs natifs comme par des passionnés de langues.
Avec la mondialisation, le bilinguisme est devenu une compétence très recherchée dans de nombreux secteurs. Il est donc courant de voir des offres d’emploi exigeant le français comme deuxième langue, ou des managers demandant à leurs employés d’apprendre le français.
Si c’est votre cas, réfléchissez au type de travail pour lequel vous utiliserez votre français. Par exemple : si vous voyagez régulièrement dans une région précise du monde, il sera utile d’apprendre le dialecte français qui y est parlé. Votre vie sur place n’en sera que plus simple.
Si vous travaillez avec des clients francophones de villes ou de pays différents, le français standard est peut‑être votre meilleure option. Et si vous souhaitez décrocher un poste auprès d’un patron québécois, le québécois sera votre meilleur allié.
Lieu de résidence
Où habitez‑vous ? Ou où prévoyez‑vous de déménager ? C’est un facteur déterminant pour choisir le dialecte de français à apprendre, car il impacte votre vie professionnelle mais aussi votre vie personnelle.
Si vous devez vous installer au Québec, il sera logique d’apprendre le québécois. Si vous ne vivez pas dans un pays francophone, mais dans un quartier avec de nombreux francophones, vous pouvez choisir le dialecte le plus courant dans votre voisinage.
Après tout, vous serez entouré de personnes qui le parlent – au bureau, au centre commercial, au parc, à l’école de vos enfants, etc. Vous utiliserez ce type de français au quotidien.
Vie personnelle
Peut‑être ne souhaitez‑vous pas apprendre le français pour le travail ou pour des raisons géographiques, mais pour des raisons plus personnelles.
Par exemple, si votre partenaire est francophone, vous aurez peut‑être envie d’apprendre le dialecte qu’il ou elle parle, surtout si vos beaux‑parents parlent aussi français. Il est possible que vous connaissiez déjà quelques mots ou expressions grâce à votre moitié, ce qui est un avantage pour votre apprentissage.
Ou peut‑être que vos enfants apprennent le français à l’école. Vous souhaitez les aider à faire leurs devoirs et leur offrir un environnement où pratiquer à la maison. Dans ce cas, apprenez le dialecte qu’ils apprennent eux‑mêmes.
Il existe des milliers de raisons personnelles d’apprendre cette langue, et elles sont toutes suffisamment valables pour vous lancer.
Le dialecte le plus répandu
Et si vous aviez toutes les raisons du monde d’apprendre le français ? Il serait plus difficile de choisir un dialecte, n’est‑ce pas ? Vous pouvez essayer d’identifier la raison la plus importante pour vous et baser votre choix dessus. Mais si toutes comptent autant ?
Dans ce cas, vous pouvez décider d’apprendre le dialecte le plus répandu, celui qui est le plus populaire. Ainsi, davantage de personnes de tous les domaines de votre vie vous comprendront. Vous pourrez utiliser votre français pour le travail, votre vie personnelle, vos déplacements dans votre quartier, et bien plus encore. Vous pourrez aussi communiquer avec des personnes que vous ne connaissez pas encore.
Les locuteurs natifs, les personnes qui apprennent le français comme deuxième langue et les débutants vous comprendront, tout simplement parce que vous parlez la variété de français la plus répandue, que nous pensons être le français standard.
Fluency Corp vous aide à parler français comme un natif
Maintenant que vous connaissez toutes ces possibilités pour parler français, il est temps de choisir ! Il vous faut une école et un formateur qui vous aideront réellement à atteindre vos objectifs en français, y compris en français des affaires pour votre vie professionnelle. Et, si vous nous permettez de le dire, c’est exactement ce que fait Fluency Corp !
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Peut‑être avez‑vous besoin d’apprendre à rédiger un e‑mail professionnel en français métropolitain : nous pouvons aussi vous accompagner. Ou encore, si vous nous précisez que vous avez besoin d’un formateur qui maîtrise un dialecte particulier, nous choisirons la personne idéale pour vous. Quelles que soient vos exigences, nous sommes là.
Le plus grand avantage, c’est que nos formateurs sont natifs ! Vous apprendrez donc avec des personnes qui connaissent la langue sur le bout des doigts, de la grammaire académique aux expressions familières du quotidien.
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