Différences culturelles entre l’Espagne et les États-Unis

En 2024, l’Espagne a délivré plus de premiers permis de résidence à des ressortissants américains que tout autre pays de l’Union européenne — 15 638 au total. Il s’agit du niveau le plus élevé jamais enregistré, soit plus du double par rapport à une décennie plus tôt. À la mi-2025, près de 49 000 Américains vivaient en Espagne, et les Américains achetaient des biens immobiliers en Espagne à un rythme supérieur de 255 % à celui de 2019.

L’attrait est évident. La gastronomie : du jambon ibérique affiné, tranché finement comme du papier, une paella servie encore crépitante. Le climat sec et ensoleillé. Le célèbre équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. L’histoire à chaque coin de rue. Et même un système de santé public. ¿Por qué no ?

Mais les Américains qui arrivent en Espagne en s’attendant à retrouver une version ensoleillée de leur vie d’avant passent presque toujours les premiers mois à s’adapter. L’Espagne a son propre rythme, ses propres règles et un charme bien particulier. Rien de tout cela n’est sous-titré en anglais. Pour les expatriés (ainsi que les professionnels RH et les spécialistes de la mobilité internationale qui les accompagnent), savoir à quoi s’attendre peut faire la différence entre une expatriation réussie et un retour coûteux. (Le coût d’une mission internationale échouée peut dépasser 1 million de dollars.) Chez Fluency Corp, nous aidons depuis des années des Américains partant pour l’Espagne, ainsi que des ingénieurs espagnols d’entreprises comme Ferrovial qui font le chemin inverse, à réussir leur adaptation culturelle et linguistique. Que vous partiez en mission en Espagne ou que vous collaboriez à distance avec des collègues espagnols, voici les principales différences culturelles à connaître.

À quoi ressemble la vie quotidienne en Espagne ?

L’Espagne vit à son propre rythme. Le déjeuner, repas principal de la journée, se prend généralement entre 14 h et 15 h et constitue souvent un moment convivial. Le traditionnel menú del día (entrée, plat, dessert et verre de vin) coûte environ 11 à 14 €, soit environ 12 à 16 $, dans une grande partie du pays. Le dîner ne commence pas avant 21 h 30 ou 22 h. En été, lorsque les températures dans des villes comme Madrid ou Séville dépassent régulièrement 35 °C et peuvent atteindre 40 °C, de nombreuses entreprises adoptent la jornada intensiva : une journée de travail plus courte, généralement de 9 h à 15 h, afin d’éviter les heures les plus chaudes.

Ce rythme influence tout le reste. Les bars restent ouverts tard. Les enfants dînent à des heures qui surprennent souvent les parents américains. Le dimanche est calme et la plupart des commerces restent fermés. La pause-café de 15 minutes avec un collègue au café du coin n’est pas obligatoire à proprement parler, mais la manquer peut envoyer un signal que vous préféreriez éviter.

Pour les Américains en quête de ralentissement, ce rythme peut être un véritable soulagement. En revanche, si vous êtes habitué à prendre un repas à emporter en rentrant du travail ou à renouveler une ordonnance à minuit, la vie en Espagne peut parfois ressembler à un parcours du combattant. Les banques, administrations et bureaux de poste fonctionnent à un rythme délibéré. « J’en ai besoin aujourd’hui » est rarement un argument convaincant. La patience est indispensable pour avancer.

Comparaison des cultures professionnelles

L’Espagne se classe bien au-dessus des États-Unis en matière d’équilibre vie professionnelle-vie personnelle. Selon l’OCDE Better Life Index, seuls 3 % des salariés espagnols travaillent de très longues heures, contre environ 10 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les travailleurs à temps plein en Espagne consacrent près de 16 heures par jour aux soins personnels et aux loisirs, soit plus que la moyenne de l’OCDE. Le droit du travail espagnol garantit au moins 30 jours de congés payés par an, ainsi que 12 jours fériés. En 2018, le pays a adopté une loi sur le « droit à la déconnexion », protégeant les salariés contre les sollicitations en dehors des heures de travail.

La culture du « toujours plus » qui caractérise le monde du travail américain est beaucoup moins présente en Espagne. Les anniversaires, les fêtes et les événements personnels sont célébrés au travail plutôt que mis de côté. En Catalogne, par exemple, votre employeur peut vous offrir une rose et un livre pour la Sant Jordi. À Noël, de nombreuses entreprises offrent encore à leurs employés un panier garni. Rien de tout cela n’est obligatoire, mais tout cela est courant.

La contrepartie concerne les salaires. Les expatriés américains en Espagne acceptent presque toujours une baisse de rémunération, parfois significative. En échange, ils gagnent du temps, du repos et l’accès à un système de santé public.

L’ingénieur civil espagnol Alvaro Gómez-Muro, qui a fait le chemin inverse vers Dallas, nous a expliqué dans cet entretien l’une des principales différences qu’il a observées : l’ampleur et le rythme. Les projets espagnols sont généralement plus modestes et axés sur les relations, tandis que les projets américains avancent plus rapidement et valorisent l’efficacité.

Styles de communication

Selon le Pew Research Center, près de 40 millions d’Américains sont d’origine mexicaine, ce qui en fait le groupe le plus important parmi les quelque 68 millions d’Hispaniques aux États-Unis. C’est donc la culture hispanophone à laquelle la plupart des Américains sont habitués. Il serait toutefois erroné de supposer que la culture espagnole est similaire à celle du Mexique simplement parce que la langue est commune.

En matière de communication, les Espagnols expriment généralement leurs opinions de manière directe, parfois sans détour, et atténuent moins leurs propos que les Américains ou les Mexicains. Ils parlent fort et gesticulent librement. Pour un expatrié américain non préparé, un dîner en famille espagnole peut ressembler à une dispute animée, alors qu’il s’agit simplement d’un moment convivial. L’espace personnel est plus réduit. La bise (deux joues) est la norme, sauf entre deux hommes qui se rencontrent pour la première fois, qui se serrent généralement la main.

Au travail, la collaboration est privilégiée par rapport à l’auto-promotion. Le discours axé sur les réalisations personnelles, valorisé aux États-Unis, peut être mal perçu en Espagne. Ceux qui se démarquent sont ceux qui savent bien travailler en équipe.

Il ne faut pas non plus confondre chaleur humaine et informalité. L’Espagne conserve un certain degré de formalité qui surprend souvent les Américains. La langue espagnole distingue le tutoiement (tú) et le vouvoiement (usted), et ce choix reflète le respect, la distance et le statut. Dans un cadre professionnel, on privilégiera usted avec les personnes plus âgées, les supérieurs hiérarchiques et la plupart des clients. Il en va de même dans les commerces, restaurants et administrations. Vous appellerez plus volontiers votre supérieur Sr. García ou Sra. López que Carlos ou María, du moins au début. Cette règle s’applique également aux enfants, qui apprennent à s’adresser ainsi aux adultes. Avec le temps et la confiance, le passage au tutoiement peut être proposé, mais en attendant, la forme formelle reste la plus sûre.

La bureaucratie espagnole

En un mot : déroutante.

La plainte la plus fréquente des expatriés américains en Espagne concerne les démarches administratives : ouvrir un compte bancaire, obtenir un NIE (numéro d’identification des étrangers), échanger un permis de conduire américain, s’inscrire à la mairie (empadronamiento). Les dossiers peuvent être refusés pour des erreurs minimes. Les rendez-vous sont complets des mois à l’avance. Il manque presque toujours un document que vous ignoriez devoir fournir. L’enquête InterNations Expat Insider 2025 révèle que 55 % des expatriés en Espagne estiment que les formalités administratives sont difficiles à gérer, contre 41 % au niveau mondial.

Ce phénomène n’est pas propre à l’Espagne mais plutôt à l’Europe dans son ensemble. Toutefois, il peut surprendre les Américains habitués à gérer leurs démarches en ligne en quelques minutes. Avoir des bases en espagnol, et plus précisément en espagnol d’Espagne, est un atout majeur. La plupart des démarches se font en personne, souvent avec des agents ne parlant pas anglais, et connaître quelques termes administratifs (cita previa, justificante, padrón) peut faire gagner un temps précieux. Il est également utile de se faire accompagner par une personne hispanophone ou un spécialiste de la relocation.

L’exemple de Ferrovial

Nous collaborons avec le groupe d’infrastructures espagnol Ferrovial depuis 2013, en formant des ingénieurs espagnols à l’anglais professionnel et leurs homologues américains à l’espagnol. Ce programme, qui a débuté avec trois participants, en compte aujourd’hui plus de 200.

Son succès repose autant sur l’apprentissage linguistique que culturel. Nos formateurs expliquent pourquoi un collègue s’exprime d’une certaine manière, ce que signifie un simple vale, quand insister pour obtenir une décision et quand patienter.

Les entreprises qui investissent dans ce type de formation réduisent considérablement les échecs d’expatriation. Celles qui ne le font pas en découvrent souvent le coût : retards de projet, collaborateurs frustrés et missions internationales avortées.

Le rôle de Fluency Corp

Que vous soyez sur le point de partir en mission en Espagne ou responsable RH ou mobilité internationale, il est essentiel d’anticiper la formation linguistique et culturelle. L’espagnol d’Espagne possède ses propres particularités, expressions et prononciations, qui peuvent surprendre même les locuteurs expérimentés. Même si vous êtes déjà à l’aise à l’oral, vous serez confronté à des différences. Même si vous êtes d’origine mexicaine et avez grandi en parlant espagnol. En Espagne, une tortilla est une omelette épaisse aux pommes de terre, pas une galette. On dit coche, pas carro. Et vale revient dans presque chaque phrase.

Apprendre l’espagnol avant de partir facilite considérablement l’expérience, qu’il s’agisse des démarches administratives, des réunions professionnelles, de la vie quotidienne ou même de commander un café. Fluency Corp se distingue dans ce domaine grâce à son expertise linguistique et culturelle, mais aussi grâce à la flexibilité de ses solutions : cours en ligne et en présentiel, ainsi que des programmes adaptés aux besoins spécifiques de votre entreprise. Si cela correspond à vos besoins, nous serions ravis d’échanger avec vous.

Différences culturelles entre l’Amérique et la France au travail

Nous avons travaillé avec de nombreux professionnels américains et français. Fort de cette expérience, nous pouvons affirmer que les approches adoptées par chaque nationalité face à pratiquement tout peuvent sembler diamétralement opposées. Cela ne signifie pas que les Américains ne peuvent pas réussir professionnellement en France ou collaborer efficacement avec des collègues français. Pour y parvenir, ils ont toutefois besoin d’une formation linguistique et culturelle adaptée.

Même en parlant couramment le français, un Américain dépourvu de sensibilité culturelle pourrait froisser ses collègues français ou se sentir tellement isolé en France qu’il décide de mettre fin prématurément à sa mission internationale, ce qui pourrait coûter cher à votre organisation.

Voici un aperçu des conseils culturels que nous transmettons à nos clients concernant le travail en France. Ces recommandations s’appuient sur l’expérience de nos formateurs français, tous locuteurs natifs, ainsi que sur celle de notre fondatrice, Micah Bellieu, qui baigne dans la langue française depuis son enfance, lorsqu’elle entendait ses grands-parents la parler.

Hiérarchie au bureau : structure horizontale vs structure formelle

« La vertu n’est peut-être que la politesse de l’âme. »

— Honoré de Balzac, romancier français

Si vous êtes habitué aux environnements de travail américains, où même le PDG peut insister pour que vous l’appeliez par son prénom, les bureaux français peuvent ressembler à un autre univers. Et c’est un peu le cas.

La France obtient un score de 68 sur l’indice de distance hiérarchique de Hofstede, qui mesure dans quelle mesure une société accepte une répartition inégale du pouvoir. Les États-Unis ? Seulement 40. Cela signifie que les employés français sont généralement plus à l’aise avec des hiérarchies clairement définies. Les décisions ont tendance à venir du sommet et à descendre progressivement. Les collaborateurs juniors s’en remettent habituellement à leurs collègues seniors, particulièrement lors des réunions, où prendre la parole hors de son tour ou interrompre un employé de rang supérieur serait considéré comme inapproprié.

Vient ensuite la question de la formalité. Dans les bureaux américains, les prénoms sont la norme. En France, en revanche, vous vous adresserez à vos collègues en disant Monsieur ou Madame suivi de leur nom de famille, jusqu’à ce qu’ils vous invitent à faire autrement. Le vouvoiement est la règle dans les contextes professionnels ; passer au tutoiement sans autorisation peut être perçu comme présomptueux, voire irrespectueux.

Cette formalité s’étend également à la communication écrite. Les courriels professionnels français s’ouvrent avec des salutations élaborées et se terminent par des formules de politesse qui peuvent sembler presque cérémoniales aux Américains. Une formule de clôture typique pourrait être « Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées ». Aux États-Unis, cela paraîtrait excessif et comique ; en France, c’est simplement l’usage.

En cas de doute, privilégiez la formalité. Il est beaucoup plus facile de devenir plus décontracté une fois invité à le faire que de se remettre d’avoir semblé présomptueux.

Styles de communication : convivial vs réservé

« Nous n’écoutons jamais quand nous avons hâte de parler. »

— François de La Rochefoucauld, écrivain français

C’est un stéréotype, mais c’est aussi vrai : les Américains ont tendance à être chaleureux et ouverts avec les autres, même lorsqu’ils ne les connaissent pas bien. Nous sourions aux inconnus, engageons des conversations anodines dans les ascenseurs et traitons souvent de nouvelles connaissances comme de vieux amis. Les Français ? Pas vraiment.

Cela ne signifie pas que les Français sont inamicaux, bien au contraire. Mais ils ont tendance à observer une certaine retenue jusqu’à ce qu’ils aient eu le temps de mieux comprendre une situation ou une personne. Les bavardages superficiels ne sont pas aussi bien accueillis en France. Les Français privilégient la profondeur à l’étendue dans leurs relations. Ils préfèrent avoir moins de liens, mais plus profonds, plutôt qu’un vaste réseau de connaissances superficielles.

Vous pourriez le remarquer immédiatement à votre arrivée en France. Les Français ne sourient pas pour saluer des inconnus comme le font souvent les Américains. Cette amabilité constante et réflexe qui nous semble polie peut en réalité paraître factice aux Français, comme si vous en faisiez trop.

Parallèlement, les Français se tiennent plus près lors des conversations que ne le font généralement les Américains, ce qui peut sembler intime ou même intrusif si vous ne vous y attendez pas. Et puis il y a la bise, le célèbre baiser de salutation français. Avant de paniquer (ou de surprendre quelqu’un en plantant un gros bisou mouillé sur sa joue), laissez-nous vous rassurer : la bise consiste davantage en un léger contact joue contre joue accompagné d’un baiser dans l’air. Dans un contexte professionnel, elle est généralement réservée aux collègues qui se connaissent bien, et les hommes attendent habituellement qu’une femme prenne l’initiative. En cas de doute, une poignée de main légère avec contact visuel est toujours appropriée.

Encore une chose : les Français sont à l’aise avec le silence et ne ressentent pas le besoin de combler chaque pause dans une conversation. Les Américains interprètent souvent cela comme de la froideur ou un manque d’intérêt. Ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est simplement différent.

Équilibre vie professionnelle-vie personnelle : culture du travail intensif vs joie de vivre

« La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »

— Charles de Gaulle, ancien Premier ministre et président français

Combien d’heures travaillez-vous habituellement chaque semaine ? Pour les travailleurs américains, la moyenne est de 42,9 heures, selon Gallup. Et c’est en fait moins qu’il y a cinq ans. En France, 35 heures constituent la norme légale pour un emploi à temps plein. Les heures supplémentaires existent en France, mais elles sont également limitées.

Jaloux ? Nous n’avons même pas encore parlé des congés payés. La France impose cinq semaines de congés par an. Aux États-Unis, aucune loi n’impose de congés payés ; près d’un quart des Américains occupent des emplois qui ne leur accordent aucun jour de vacances. Parmi ceux qui bénéficient de jours de congés, près des deux tiers ne les utilisent pas tous. Pourquoi ? La peur de prendre du retard en est une raison majeure.

Vous avez peut-être également entendu parler du « droit à la déconnexion » des travailleurs français. Selon la loi, ils ne sont pas tenus de répondre aux appels ou aux courriels professionnels pendant leurs congés. Non, nous ne plaisantons pas. Pendant ce temps, aux États-Unis, seulement environ un quart des employés déclarent ne pas consulter leurs courriels en dehors des heures de travail.

Pourquoi la France et l’Amérique envisagent-elles le travail de manière si différente ? C’est le contraste entre l’éthique de travail puritaine ancrée dans la fondation de notre pays et l’accent mis par les Français sur la joie de vivre, qui remonte à plusieurs siècles.

Les aspects plus fins : d’autres différences en milieu de travail

« La France possède les deux seules choses vers lesquelles nous tendons en vieillissant : l’intelligence et les manières. »

— F. Scott Fitzgerald, auteur américain

Nous avons abordé les grandes différences culturelles, mais de nombreux détails plus subtils peuvent prendre les Américains au dépourvu lorsqu’ils commencent à travailler en France. Voici quelques-unes des questions les plus fréquentes que nous posent nos clients.

Puis-je déjeuner à mon bureau ?

Vous le pouvez, mais vous attirerez des regards. Les Américains s’attendent à ce que les repas s’intègrent dans leurs autres activités, comme rattraper leurs courriels pendant le déjeuner. Pour les Français, manger est une activité collective. Les repas sont des occasions sociales, ils constituent une expérience partagée. Autrement dit, les Français n’ont aucune utilité pour le « déjeuner triste au bureau ». Les pauses déjeuner durent généralement une à deux heures et sont considérées comme une occasion de tisser des liens avec ses collègues, non de conclure des affaires. Lors de votre premier déjeuner d’affaires français, suivez l’exemple de votre hôte, prenez votre temps à travers plusieurs plats et n’abordez pas les sujets professionnels immédiatement.

Dois-je vraiment dire bonjour à tout le monde ?

Oui. Aux États-Unis, vous avez peut-être l’habitude de vous diriger directement vers votre bureau et de commencer à travailler dès votre arrivée au bureau. En France, toutefois, c’est une marque d’impolitesse. Saluez les gens avant toute interaction. Ignorer ce rituel témoigne d’un manque de savoir-vivre.

Que dois-je porter au travail ?

La formalité française se manifeste également dans la façon dont les gens s’habillent. Même le « business casual » en France tend vers des vêtements ajustés et des chaussures soignées. Ces pièces confortables de style athleisure qui sont parfaitement acceptables dans certains bureaux américains ? Réservez-les pour votre cours de yoga. En cas de doute, habillez-vous de manière simple mais élégante.

Que se passe-t-il en cas de grève ?

Certains Américains sont surpris par la fréquence nettement plus élevée des grèves et des manifestations en France. La plupart du temps, il n’y a toutefois pas lieu de s’alarmer outre mesure. Les manifestations sont considérées comme une composante normale de la vie civique d’une manière qui n’existe pas aux États-Unis. Les grèves en France sont protégées par la loi, et les employés français sont mieux protégés contre les représailles de l’employeur que leurs homologues américains.

Ce que cela signifie pour vous : les grèves des transports peuvent perturber vos déplacements ou vos projets de voyage, alors ayez toujours un plan de secours. Et si vos collègues français semblent imperturbables face à une manifestation qui ferait la une des journaux aux États-Unis, inspirez-vous de leur réaction.

Des gens vont-ils fumer dans mon bureau ?

Vous avez peut-être entendu dire que le tabagisme est plus répandu en France qu’aux États-Unis : environ 32% des adultes français fument, contre 16% des Américains. Si vous imaginez des collègues en train de fumer à leur bureau, laissez-nous vous rassurer.

La France a interdit le tabagisme en intérieur sur les lieux de travail en 2007. Vous verrez probablement davantage de collègues que d’habitude sortir pour des pauses cigarette et peut-être allumer une cigarette lors de longs dîners d’affaires sur les terrasses extérieures des cafés.

Premières impressions : Américains vs Français

« Les voyages sont fatals aux préjugés, à l’intolérance et à l’étroitesse d’esprit. »

— Mark Twain, auteur américain

Comment un Américain pourrait percevoir ses nouveaux collègues français

C’est ma troisième semaine au bureau de Paris, et je n’arrive toujours pas à savoir si mes collègues m’apprécient. À Chicago, j’aurais déjà pris un café avec la moitié de l’équipe. Ici, tout le monde est parfaitement poli (beaucoup de « Bonjour, Madame » et de poignées de main formelles), mais personne n’a proposé de déjeuner ni posé de questions sur mon week-end. En réunion, j’attends constamment que les gens interviennent avec des idées, mais les collaborateurs juniors ne disent pratiquement rien à moins que notre directeur ne s’adresse directement à eux. Et hier, j’ai fait une blague pendant une présentation pour détendre l’atmosphère, et je n’ai obtenu que du silence. Je ne pense pas avoir offensé qui que ce soit, mais qui sait ? Ce qui est étrange, c’est que j’ai remarqué deux de mes collègues faire la bise ce matin, donc ils entretiennent manifestement des relations étroites ici. Je ne sais simplement pas comment y parvenir. Peut-être que j’en fais trop ?

Comment un professionnel français pourrait percevoir son nouveau collègue américain

L’Américaine qui nous a rejoints le mois dernier est… intense. Elle est manifestement intelligente et compétente dans son travail, mais elle a commencé à appeler tout le monde par son prénom dès le premier jour, même notre chef de département, qui a semblé plutôt surpris mais n’a rien dit. Elle semble vouloir devenir la meilleure amie de tout le monde immédiatement, ce qui est un peu épuisant. En réunion, elle interrompt constamment, et pas toujours avec des idées pleinement abouties. J’ai l’impression qu’elle nous trouve tous trop réservés, mais je ne comprends pas pourquoi elle est si pressée. Nous nous connaissons à peine. J’apprécie son énergie. Peut-être qu’une fois qu’elle se sera adaptée et qu’elle cessera de faire autant d’efforts, nous trouverons un rythme. Ces choses prennent du temps.

Pourquoi la maîtrise de la culture française est importante

Certaines personnes sont surprises que nous parlions autant de culture en tant qu’organisme de formation linguistique. Voici la chose, toutefois : la maîtrise linguistique et culturelle sont indissociables lorsqu’il s’agit de se sentir chez soi en France ou de travailler avec des collègues français. Vous pouvez parler un français parfait et néanmoins froisser vos collègues en formulant une demande sans dire bonjour d’abord. Vous pouvez maîtriser parfaitement chaque conjugaison verbale et sembler néanmoins déconnecté parce que vous avez appelé le patron par son prénom.

Les employés qui se relocalisent à l’international (pas seulement en France) sans préparation culturelle connaissent souvent des baisses de productivité importantes au cours de leur première année. C’est facile à comprendre. Dans votre vie quotidienne aux États-Unis, vous fonctionnez probablement en « pilote automatique » la plupart du temps. Vous n’avez pas à réfléchir à tous les petits aspects de la vie quotidienne, comme quoi porter au travail ou la bonne façon de passer un appel professionnel. Dans une autre culture, en revanche, chaque décision ou interaction demande beaucoup plus de réflexion et d’énergie.

Combler le fossé

Nous adorons aider les professionnels français et américains à apprendre à s’épanouir dans les pays de l’autre. C’est stimulant de voir nos clients élargir leurs perspectives, remettre en question leurs présupposés et apprendre à collaborer au-delà des cultures. Mais pour récolter tous ces bénéfices, vous ne pouvez tout simplement pas faire l’impasse sur la formation culturelle.

Chez Fluency Corp, nous proposons une formation linguistique et culturelle spécialement conçue pour les professionnels travaillant au-delà des frontières. Nos formateurs sont des locuteurs natifs qui enseignent le vocabulaire et le contexte culturel. Que vous vous relocalisez en France, que vous accueilliez des collègues français ou que vous étendiez votre activité sur le marché français, nous pouvons vous aider, vous et votre équipe, à développer les compétences nécessaires pour créer des liens et réussir.

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